Feuilleton grenoblois : la fin de l’histoire ?



La CFDT déplore les conditions du dialogue social à l'UGA.

Vous avez peut-être suivi la séquence de ce printemps, digne d’un mauvais feuilleton : enquêtes administratives, communiqués croisés, demandes de démission… 
Celles et ceux qui, comme nous, pensent que l’essentiel est ailleurs – que les conditions de travail se dégradent, que nos collègues sont sous pression, que l’université a besoin de tous ses élu.e.s – savent ce qu’il reste à faire : ne pas lire la suite de ce communiqué.
Tout le monde s’accorde à dire que le climat institutionnel à l’UGA s’est dégradé et que les instances fonctionnent dans un climat de défiance. Récemment, des comportements inacceptables ont eu lieu, au point que des élu.e.s ont préféré quitter les séances. Des insinuations injustifiées de soutien à l’extrême droite contre des élu.e.s ont été diffusé par une certaine liste. Tout cela est bel est bien arrivé, y compris aux élus CFDT. Doit-on rappeler que si le débat et la confrontation d’idées sont nécessaires à un bon fonctionnement démocratique, certaines lignes rouges ne devraient pas être franchies? Pendant que certains clament haut et fort que les autres sont responsables de cette situation, il faut mesurer ce que cette séquence dit de nous collectivement. Des communiqués qui s’empilent pendant que les problèmes restent. Une situation qui devient de plus en plus pesante dans les instances de l’UGA. Une couverture médiatique nationale sur le climat démocratique d’une université grenobloise. L’image de notre université dégradée.
Nous aimerions bien que le dialogue social, que nous maintenons par une présence régulière aux réunions entre organisations syndicales et présidences, aux conseils ou aux groupes de travail décisifs pour les personnels, ne soit pas ainsi piétinée et reléguée au second plan, et que malgré nos divergences d’opinions, nous puissions œuvrer collectivement à l’amélioration de nos conditions de travail. Les postes manquent, les budgets rétrécissent, et l’État nous met face à des arbitrages douloureux pour que l’UGA continue à fonctionner. Pendant que d’autres perfectionnent leur technique de communiqué, y compris en réponse à celui ci, la CFDT Enseignement Supérieur et Recherche de l’académie de Grenoble continue, comme elle l’a toujours fait, de travailler sur les problèmes que rencontrent les personnels et avancer des propositions concrètes.