Politique emploi : pour une vision stratégique et un dialogue social de qualité

La CFDT, attachée au fonctionnement démocratique de nos établissements, rappelle que le dialogue social doit prendre toute sa place sur ces enjeux qui nécessitent une réflexion de fond de la part de nos établissements.

Vos élu.es examinent actuellement les propositions de l’UGA et de Grenoble INP-UGA en matière de politique d’emploi pour 2026, tant pour l’emploi BIATS que pour les Enseignant.es-Chercheur.euses.

Concernant les BIATS, les deux établissements annoncent être contraints à une réduction des effectifs des services de plus d’une cinquantaine de postes dans les deux cas. L’approche initialement proposée par chacun des établissements consiste à envisager au cas par cas des non renouvellements de postes au fil des départs. Pour nous, les établissements ne peuvent pas faire l’économie d’une réflexion stratégique sur l’organisation et les missions de nos administrations, les mutualisations et la proximité avec les usagers. Les “plans de transformation administrative” que l’UGA et Grenoble INP-UGA envisagent pour leurs services doivent intégrer ces objectifs stratégiques autant que les contraintes budgétaires. Nous demandons que les représentants des personnels soient associés à un travail de fond permettant de définir ces stratégies, ainsi qu’en aval à la déclinaison d’une politique de gestion prévisionnelle des emplois et des parcours professionnels (GEPP).

Concernant les Enseignant.es-Chercheur.euses, nous saluons à l’UGA le travail des CSPM et des pôles qui ont élaboré cette campagne d’emploi validée en CSAE, et nous nous félicitons là encore qu’elle puisse être ouverte. Cependant, nous regrettons que l’équipe Présidence n’ait pas fourni au Conseil Académique les documents et informations nécessaires pour permettre aux conseillers de s’inscrire pleinement dans ce processus et de rendre un avis éclairé en disposant de l’historique des différentes décisions prises. Nous saluons les efforts du Président du Conseil Académique pour trouver un compromis, en demandant que ces documents soient fournis en amont du Conseil et en proposant de conditionner l’avis favorable à la mise à disposition de ces documents par l’établissement. Cependant, nous regrettons que, même avec ces conditions pourtant demandées par les élus eux-mêmes, les engagements clairs pris par l’établissement de fournir ces documents et l’explication des choix effectués, la majorité du Conseil Académique se soit prononcée contre la campagne emploi des Enseignant.es-Chercheur.euses. Cette situation dénote un défaut de qualité dans notre dialogue social qui est délétère pour l’établissement et pour tous ses personnels.